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À quoi sert une IRM de la langue dans un bilan de tumeur ?

Une personne allongée dans une machine d'IRM avec une antenne spécifique autour de la tête pour un examen médical.

On vous a proposé une IRM de la langue, et vous voulez savoir ce qu’elle permet de voir.

Avant votre IRM de la langue, que vérifier ?
Cochez les points qui vous concernent pour préparer votre examen avec votre équipe médicale.

Ces dispositifs doivent être signalés dans le questionnaire de sécurité, certains nécessitant une vérification préalable.

Une grossesse possible doit être signalée avant l’examen, surtout si une injection de gadolinium est envisagée.

Les antécédents de réaction à un produit de contraste doivent être communiqués avant l’injection.

Une analyse de sang récente peut être demandée selon le produit et le protocole retenus.

Ces objets peuvent gêner l’examen et dégrader la qualité des images.

Les consignes varient selon le protocole, ne modifiez pas vos traitements sans avis médical.

Le moindre mouvement de la tête ou de la langue peut rendre les images floues.

Elle ne pose pas le diagnostic à elle seule. Cet article vous explique son rôle, les examens qui l’accompagnent et son déroulement.

IRM de la langue : préciser l’extension d’une lésion profonde

Ce que l’IRM examine

Non, l’IRM ne suffit pas à établir un diagnostic de cancer. Elle montre en revanche avec précision jusqu’où une lésion s’étend.

Elle explore les tissus mous de la base de la langue et du plancher de la bouche, ainsi que les ganglions du cou, sans utiliser de rayons X.

Elle repose sur un champ magnétique et des ondes radio qui produisent des coupes dans plusieurs plans.

Elle distingue nettement les muscles, la graisse, les muqueuses, les vaisseaux et les tissus tumoraux. Cette finesse rend son analyse précieuse.

Place de l’IRM dans le bilan

Elle ne tranche pas seule la nature d’une lésion. Son rôle consiste surtout à en décrire l’extension locale et régionale. Ces informations aident l’équipe médicale à choisir la prise en charge la plus adaptée.

Le bilan débute en général par un examen clinique de la bouche et du cou. Il comprend une inspection, une palpation et, si besoin, une exploration ORL.

L’IRM complète généralement le bilan après l’examen clinique, sans établir seule la nature de la lésion. Son indication dépend de la localisation, de la profondeur et de l’aspect de celle-ci.

Elle offre un fort contraste entre les tissus. Elle est donc utile pour apprécier trois points en particulier :

  • une extension dans les muscles ;
  • une atteinte de la moelle osseuse de la mandibule ;
  • une propagation le long d’un nerf.

Le diagnostic d’une tumeur de la langue associe examen et biopsie

Confirmer la nature de la lésion

C’est la biopsie qui confirme la nature d’une lésion de la langue. Un fragment de tissu est prélevé, puis examiné au microscope par un médecin anatomopathologiste.

L’IRM guide la prise en charge, mais ne remplace pas la biopsie. Une inflammation, une infection, une plaie causée par un traumatisme ou une autre tumeur peuvent présenter un aspect similaire à l’imagerie. Seul le croisement entre les images, l’examen clinique et le résultat de la biopsie permet de conclure.

Une professionnelle de santé portant un masque et des gants examine la gorge d’un homme assis, la bouche ouverte, dans un cabinet médical.
L’examen clinique aide à repérer les signes locaux et les ganglions avant de compléter le bilan par l’imagerie.

L’examen clinique garde toute sa place, même quand une IRM est programmée. Le médecin cherche une plaie qui ne guérit pas, une masse, une douleur, une gêne pour parler ou avaler, une langue qui bouge moins bien et des ganglions au niveau du cou.

Examens complémentaires selon la situation

  • Examen ORL et endoscopie : ils permettent d’observer les voies aérodigestives supérieures, y compris les zones peu visibles dans la bouche, et de rechercher une autre lésion.
  • Scanner cervico-facial : il complète l’IRM pour étudier les os et la mandibule, ou lorsque l’IRM est difficile à réaliser.

Le protocole d’IRM cervico-faciale produit des images détaillées

Images et injection

L’examen associe plusieurs séquences. Certaines montrent l’anatomie. D’autres mettent en évidence l’eau des tissus ou repèrent les zones où la diffusion est modifiée.

Les images sont prises dans les plans axial, coronal et sagittal. Cela permet de suivre une lésion de la langue dans son épaisseur. On évalue ainsi séparément son extension vers le plancher buccal, la base de la langue ou les espaces latéraux.

Une injection intraveineuse de produit de contraste au gadolinium est souvent utilisée pour un bilan tumoral, selon le protocole prescrit. Elle accentue la différence entre la lésion, les tissus sains et les ganglions. Son indication dépend toutefois de la question posée.

Le produit passe par une petite veine, généralement au pli du coude. Une chaleur passagère, une gêne au point de ponction ou un petit hématome peuvent survenir. Les réactions allergiques graves sont rares.

Avant l’injection, il faut signaler :

  • la fonction rénale ;
  • les antécédents de réaction à un produit de contraste ;
  • une grossesse possible ;
  • certains traitements en cours.

Une analyse de sang récente peut être demandée. Cela dépend du produit et du protocole retenus.

Déroulement des acquisitions

Une personne allongée sur la table d’un appareil d’imagerie médicale, la tête maintenue dans un support circulaire.
Pendant les séquences, rester immobile contribue à obtenir des images nettes de la région examinée.

L’examen se fait allongé sur le dos, une antenne placée autour de la tête et du cou. Elle capte le signal nécessaire aux images et reste en place pendant toutes les séquences.

La table glisse dans un tunnel ouvert aux deux extrémités. L’équipe reste en contact avec vous par micro et vous surveille depuis la salle voisine. Un dispositif d’appel est disponible pendant tout l’examen.

Il faut rester immobile pendant les acquisitions. Selon le protocole, il peut être demandé de respirer calmement ou de ne pas avaler pendant quelques secondes.

Une IRM cervico-faciale dure souvent entre 20 et 45 minutes. La durée varie selon le nombre de séquences, l’injection et les régions à explorer. Elle dépend du protocole prescrit et de la qualité des images obtenues.

La préparation et le déroulement de l’IRM varient selon le protocole

Avant le rendez-vous

Une IRM de la langue demande en général peu de préparation. Les consignes données lors de la prise de rendez-vous sont à suivre. Une injection ou une extension de l’examen peut en effet modifier les recommandations.

Le jeûne n’est pas systématique. Lorsqu’il est exigé, le centre précise la durée à respecter. Les traitements habituels ne doivent pas être modifiés sans avis médical.

Le questionnaire de sécurité doit mentionner tout dispositif implanté, notamment :

  • un pacemaker ;
  • un défibrillateur ;
  • une valve cardiaque ;
  • un implant auditif ;
  • un neurostimulateur ;
  • un éclat métallique.

Certains implants sont compatibles sous conditions, d’autres nécessitent une vérification préalable.

Signalez une grossesse connue ou possible avant l’examen, surtout si une injection est envisagée. La décision dépend du bénéfice attendu, du terme de la grossesse et du protocole retenu.

Le jour de l’examen

Avant d’entrer dans la salle, il faut retirer :

  • les bijoux et la montre ;
  • le téléphone et les cartes magnétiques ;
  • les barrettes et les vêtements comportant du métal ;
  • les prothèses dentaires amovibles.

Le retrait des objets métalliques limite les risques et les artefacts sur les images.

Un dentier, un téléphone éteint, deux cartes sans texte lisible, une montre, des bijoux et des accessoires pour cheveux sont disposés sur un plateau.
Ces objets doivent être retirés avant l’entrée en salle, conformément aux consignes de sécurité de l’IRM.

L’équipe revérifie vos antécédents, vos implants et vos allergies connues. Si nécessaire, elle contrôle aussi vos résultats biologiques. Une voie veineuse est posée avant l’examen lorsque l’injection de gadolinium est prévue.

Le patient est installé sur la table, puis l’antenne est positionnée autour de la tête et du cou. Le confort se vérifie avant le début, car le moindre mouvement de la tête ou de la langue peut rendre les images floues.

Le résultat histologique confirme la nature de la lésion et s’interprète avec l’imagerie et l’examen clinique. Le moment où il sera communiqué et l’étape suivante peuvent être demandés au médecin.

Rédaction — Bois de Verrières
Les informations et les repères du blog du Bois de Verrières.

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