Sommaire
Le « scanner de l’estomac » désigne généralement une tomodensitométrie abdominale, qui peut examiner davantage que cet organe. Son indication et la portée de ses images ne sont pas toujours faciles à comprendre.
Vous saurez dans quelles situations cet examen est prescrit et ce qu’il peut révéler.
Le « scanner de l’estomac » désigne généralement un scanner abdominal
Quel examen est réalisé ?
Le « scanner de l’estomac » est le plus souvent un scanner de l’abdomen. Il peut aussi couvrir le thorax et le bassin. Les rayons X créent des images en coupes, que l’on peut reconstruire dans plusieurs plans ou en 3D.
L’examen ne porte pas seulement sur l’estomac. Selon la prescription, il couvre l’abdomen, le bassin ou le thorax. Il montre alors les organes digestifs, les vaisseaux, les ganglions et les tissus voisins.
Vous restez allongé sur une table mobile qui traverse un anneau ouvert. Pendant l’acquisition, le tube à rayons X tourne autour du corps.
Le manipulateur en électroradiologie médicale vous parle par interphone depuis une pièce voisine. Il peut vous demander de rester immobile ou de retenir votre souffle quelques instants.
Le protocole dépend de l’organe à examiner, de vos symptômes et de la question médicale. Il peut prévoir :
- une acquisition sans injection ;
- une injection de produit de contraste iodé dans une veine ;
- une boisson destinée à opacifier le tube digestif.
La radiographie de l’estomac après ingestion d’un produit de contraste est un autre examen. Elle s’appelle transit œso-gastro-duodénal ou série digestive haute. Elle suit le passage du produit dans l’œsophage, l’estomac et le duodénum. Le scanner montre aussi les tissus autour du tube digestif.
Ce que montre l’imagerie
Il montre l’estomac et les intestins, ainsi que le foie, le pancréas, la rate, les reins, les vaisseaux, les ganglions et le péritoine.
Le scanner peut montrer un épaississement de la paroi de l’estomac, une masse, une distension, un rétrécissement, une obstruction ou une perforation. Il peut aussi révéler une inflammation des tissus voisins, un liquide anormal ou de l’air hors du tube digestif.
Le scanner recherche une cause aux symptômes ou évalue une maladie
En bref : Un scanner abdominal peut rechercher la cause d’une douleur intense ou persistante. Il peut aussi explorer une anomalie déjà repérée, évaluer une complication ou suivre une maladie connue. La décision tient compte de l’examen clinique et de votre contexte médical.
Une douleur dans le haut de l’abdomen peut justifier un scanner. Le médecin peut rechercher une inflammation du pancréas, une complication digestive, une maladie du foie ou des voies biliaires, une infection ou une masse. L’examen peut donc rechercher d’autres causes qu’un cancer.
Le scanner peut aussi être prescrit en cas de vomissements importants, de ventre gonflé, d’arrêt des selles et des gaz, de fièvre avec douleur, de saignement digestif ou de suspicion de perforation.
- des vomissements importants ou une distension de l’abdomen ;
- un arrêt des matières et des gaz ;
- une fièvre accompagnée de douleur ;
- un saignement digestif ;
- une suspicion de perforation.
L’imagerie recherche une obstruction, une infection, un abcès ou une lésion d’organe.
Le radiologue examine la paroi de l’estomac et les vaisseaux sanguins.
- Paroi de l’estomac : un épaississement, une masse, une irrégularité ou une extension aux tissus voisins peuvent conduire à une gastroscopie ou à d’autres prélèvements.
- Vaisseaux sanguins : l’injection iodée aide à rechercher un anévrisme, une thrombose ou un saignement, ainsi qu’à préciser le rapport entre une lésion et un vaisseau.
En cas de cancer suivi, le scanner thoraco-abdomino-pelvien recherche une progression locale, une atteinte des ganglions ou de nouvelles métastases. Il peut aussi aider à préparer une intervention ou un traitement par radiothérapie.

Le scanner ne confirme pas à lui seul un cancer de l’estomac
En bref : Le scanner peut montrer une masse ou une paroi épaissie qui semble anormale. Mais il ne suffit pas à confirmer un cancer de l’estomac. Le diagnostic repose sur une gastroscopie avec biopsies. Un médecin analyse ensuite les tissus prélevés.

La gastroscopie, ou endoscopie œso-gastro-duodénale, permet d’observer l’œsophage, l’estomac et le duodénum. Le médecin fait passer un tube souple par la bouche. Il peut prélever plusieurs fragments dans une zone suspecte.
Une biopsie est un petit morceau de tissu examiné au microscope par un médecin anatomopathologiste. Cette analyse recherche des cellules cancéreuses et précise le type de tumeur. Elle repère aussi des caractéristiques utiles pour choisir le traitement.
Un épaississement visible au scanner peut aussi venir d’une inflammation ou d’une infection. Le médecin compare les images à l’examen clinique et aux analyses biologiques. Si besoin, il demande une endoscopie avec prélèvements.
Après le diagnostic d’un cancer gastrique, un scanner du thorax, de l’abdomen et du pelvis aide à en établir le stade. Il recherche une extension aux ganglions, au foie, aux poumons, au péritoine ou aux organes voisins.
Préparation : jeûne et injection à vérifier avec le centre
Avant l’examen
En bref : La préparation dépend de l’examen. Un jeûne de quelques heures peut être demandé. C’est parfois le cas si une injection ou un produit à boire est prévu. Le centre vous indique la consigne adaptée à l’examen.
La convocation indique l’heure d’arrivée et le temps de préparation. Elle précise aussi si vous devez boire un produit et quoi faire avec vos médicaments.
Signalez au centre toute grossesse possible. Indiquez aussi toute maladie ou tout antécédent pouvant changer le protocole :
- une maladie rénale ou un diabète ;
- une maladie thyroïdienne ou une insuffisance cardiaque ;
- un asthme ;
- une réaction antérieure à un produit de contraste.
Ces informations peuvent conduire à un contrôle biologique.
Avant une injection iodée, le risque rénal doit être évalué chez les personnes concernées. Une maladie rénale, la déshydratation ou certains antécédents peuvent augmenter le risque d’atteinte des reins après l’injection.
Pendant et après l’examen

Vous êtes installé sur le dos, souvent les bras au-dessus de la tête. La table avance dans l’anneau pendant la prise des images, sans contact direct avec l’appareil.
L’injection dans une veine peut causer une brève sensation de chaleur, un goût métallique, une envie d’uriner ou une bouffée de chaleur. Ces effets passent vite, en général.
La prise des images dure souvent quelques minutes. L’accueil, la pose d’une voie veineuse, la préparation et les contrôles peuvent toutefois allonger votre passage dans le service. Rester immobile évite le flou dû aux mouvements.
Si une voie veineuse a été posée, elle est retirée après l’examen. Sans sédation ni consigne particulière, vous pouvez généralement reprendre vos activités et manger sans attendre.
Résultats et précautions : le compte rendu dépend du centre
Résultats et démarches
En bref : Le radiologue lit les images et rédige un compte rendu pour le médecin prescripteur. Le délai varie selon le centre, l’urgence et la complexité du dossier.
Le compte rendu décrit les organes examinés et les anomalies possibles. Il précise leur emplacement, leur taille et leur aspect. Il note aussi les limites de l’examen et peut comparer les images à celles d’examens antérieurs.
Le manipulateur réalise les prises d’images, mais ne pose pas le diagnostic final. Le radiologue les analyse et transmet son avis au médecin qui a demandé l’examen.
Le médecin prescripteur vous explique les résultats et décide des suites. Selon les résultats, il peut demander une gastroscopie, une biopsie, une échographie, une IRM, l’avis d’un spécialiste ou un contrôle.
Précautions et effets possibles
Le scanner utilise des rayons X. La dose varie selon la zone examinée, le protocole et le nombre de prises d’images. Le médecin met le bénéfice attendu en balance avec l’exposition, surtout chez les femmes enceintes et les enfants.
Une réaction au produit de contraste iodé peut apparaître pendant l’examen ou dans les jours qui suivent. Les réactions graves sont rares.
Un produit iodé peut nuire temporairement aux reins ou aggraver une maladie rénale déjà présente. Le risque touche surtout les personnes fragiles, déshydratées ou atteintes d’une maladie rénale.
Sources
Si un scanner vous est prescrit, vérifiez auprès du centre les consignes de préparation et signalez toute grossesse possible, maladie rénale ou réaction antérieure au produit iodé. Remettez ensuite le compte rendu au médecin prescripteur afin qu’il détermine les suites nécessaires.
Foire aux questions
Le scanner permet-il de voir un ulcère de l’estomac ?
Le scanner peut montrer une complication d’ulcère, comme une perforation, un saignement ou une inflammation autour de l’estomac. La gastroscopie examine directement la muqueuse et reste généralement l’examen adapté pour confirmer un ulcère.
Le scanner détecte-t-il la bactérie Helicobacter pylori ?
Non, le scanner ne détecte pas directement Helicobacter pylori. Sa recherche repose sur des prélèvements lors d’une gastroscopie ou sur des tests respiratoires ou de recherche dans les selles, selon votre situation médicale.
Le scanner abdominal est-il douloureux ?
Le scanner lui-même est indolore. Vous pouvez ressentir une gêne lors de la pose de la voie veineuse, de l’injection ou de la prise d’un produit de contraste à boire.





